Paris

Institut Ramon Llull
Cinema //  29/09/2017
The new wave of Catalan cinema comes to the Cinespaña Festival in Toulouse
Language //  25/09/2017
The period of pre-enrolment for the examinations for certification in Catalan opens
Visual Arts //  20/09/2017
Carles Guerra, co-curator of the exhibition about Harun Farocki in Berlin
Archit. & design //  05/10/2017
The City of Barcelona, guest of honour at the Buenos Aires International Biennial of Architecture
Foreign Offices
19/04/2017

Les photos de Neus Solà et Sumy Sadurni exposées à Paris

La Fondation Hippocrène à Paris expose l’œuvre des finalistes du prix de l’association « International Women Photographers Association ». Elle réunit une sélection de photographies de la lauréate Farah Salem et des dix finalistes du prix, parmi lesquelles se trouvent Neus Solà et Sumy Sadurni. Solà y présente son projet sur la communauté rom de Perpignan, tandis que Sadurni aborde la crise des réfugiés sud-soudanais qui cherchent la paix en Ouganda. 


'La vie en rose', Neus Solà

L’IWPA, l'International Women Photographers Association, promeut les femmes photographes en mettant en lumière et en exposant leurs pratiques et leurs talents à un public international. L’association sert la mission d’encourager et soutenir les femmes photographes sur le chemin de réaffirmer leur voix personnelle et leur pratique.

Le prix IWPA et la promotion des expositions sont les principaux moyens d’y parvenir. L’exposition du prix IWPA est itinérante : elle reste ouverte à Paris, à la Fondation Hippocrène jusqu’au 19 avril, et après elle voyagera à New Delhi (Inde), Port-Saïd, Alexandrie et Le Caire (Égypte), Riyad (Arabie Saoudite), Lahore et Islamabad (Pakistan) et Bahreïn. Elle a déjà été à Dubaï, et elle va rentrer en France du 28 août au 15 septembre à l’Alliance Française de Toulouse.

Neus Solà

Neus Solà (1984) est une photographe documentaire née et basée à Barcelone. Neus a travaillé comme photojournaliste pour les ONG, les mouvements sociaux et les projets dans divers domaines. Son intérêt pour les différentes cultures et la cause sociale a conduit à plusieurs projets de photographie et documentaire vidéo dans différents pays, en mettant l’accent sur les questions d’identité, de genre et de minorités ethniques dans une perspective anthropologique.

La photographe barcelonaise présente un portrait de la communauté rom de la Cité de Perpignan. « Poupées » est un projet de photographie documentaire qui propose une réflexion sur le concept de l’identité et la liberté des jeunes filles gitanes de la banlieue.  Dans le but de dessiner un témoignage visuel de la jeune femme gitane de cette communauté, le projet entre dans les étapes préliminaires de la transition vers l’âge adulte de ces filles, dans le désir de montrer le côté le plus sauvage de leur existence, contrairement aux restrictions qu’elles devront s’emparer une fois qu’elles perdront leur virginité et deviendront des femmes.

« Poupées » est une métaphore associée au système patriarcal gitan. Le titre du projet fait allusion à la notion d’objet femme à travers l’hypersexualisation précoce de ces filles. L’adolescence prend fin après un « test de mouchoir » qui prouvera la virginité et l’honnêteté de la fille aux mains de l’ajuntaora. La perte de la virginité est un rite de passage qui se terminera par un petit monde de spontanéité et d’indépendance, marquant l’entrée dans une soumission imprégnée et une réalité de servitude.

 

Sumy Sadurni

Sumy Sadurni est journaliste et photographe indépendant actuellement basée à Kampala, en Ouganda. Elle parle couramment l’anglais, le français et l’espagnol. Son travail est principalement axé sur l’actualité internationale, les droits de l’homme, les manifestations et les conflits. Elle a vécu et travaillé au Royaume-Uni, en Ouganda, au Chili, au Mexique, en Suisse et à Porto Rico. Elle contribue à Barcroft Media Agency (Royaume-Uni) et à ZUMA Press (États-Unis).

D’après Sumy Sadurni, le conflit ethnique au Sud-Soudan pourrait devenir un autre « Rwanda ». En s’échappant de ce qui est maintenant une guerre ethnique, près de 400 000 réfugiés du sud soudanais ont traversé la frontière avec l’Ouganda depuis juillet pour chercher la paix. Ici, les colonies de réfugiés sont surpeuplées et le manque de financement et de ressources continue d’être une lutte massive pour toutes les ONG. Il y a des histoires différentes, mais le même désespoir qui ne vient pas seulement des réfugiés, mais des travailleurs des ONG eux-mêmes qui ressentent le poids des contraintes financières.

Plus de 2 700 enfants ont traversé ces frontières non accompagné et de nombreuses familles ont été séparées en s’échappant. La crise du Soudan du Sud devient rapidement l’une des pires crises humanitaires qui se déroulent actuellement dans le monde. Sadurni a essayé de capturer les victimes avec dignité, plutôt que de se concentrer sur ce qu’on appelle maintenant « porno de la pauvreté » et elle pense que le noir et blanc a contribué à cette réalisation. Depuis juillet, elle a fait de nombreux voyages dans différentes parties du nord de l’Ouganda et elle a visité de nombreuses frontières, des colonies de réfugiés et des centres d’accueil répartis dans cette vaste région.

 

Fondation Hippocrène

12 Rue Mallet-Stevens, 75016 Paris

Expo jusqu’au 19 avril

Jusqu’au 19 avril à la Fondation Hippocrène de Paris

Oficina París
50, rue Saint-Ferdinand
75017 Paris
Tél.: 01 42 66 02 45
Fax: 01 47 42 07 63