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Le plasticien Cesc Abad expose une dystopie régressive sur l’espèce humaine à la galerie B&B

Paris,  22/10/2019

Le parfum d’une idée. Dystopie Psychologique est le titre proposé par Cesc Abad pour une série de peintures qui proposent de pénétrer dans une sorte de jardin d’Éden, où chaque élément a pour fonction de montrer les capacités cognitives possibles pour les animaux. En s’inspirant des paroles de Pierre Boulle dans son livre La Planète des singes : « Les hommes raisonnables ? Les hommes détenteurs de la sagesse ? Les hommes inspirés par l’esprit ? Non, cela n’est pas possible », il met en question la sagesse de l’être humain.




A partir de son livre Naturaleza distópica (Génesis), Cesc Abad  tente d’inverser l’approche darwinienne en questionnant le niveau d’évolution d’humains et animaux. L’homme s’est différencié des autres animaux par son intelligence et selon Nietzsche il a été capable de dépasser l’esclavage de la condition humaine pour obtenir la liberté et finalement arriver à la créativité. Néanmoins, il se peut que des animaux soient capables de développer des comportements plus effectifs que ceux de l’être humain. Cesc Abad dépeint dans la Galerie B&B une fable apparemment naïve mais profondément troublante. Du 22 au 31 octobre.

Cesc Abad par lui-même

« Je suis né à Barcelone en 1973, en étant le fils unique d’une famille dédiée à son entreprise.

Quand j’avais 15 ans, j’ai été expulsé de l’école, et à ce moment-là j’ai vu que j’aimais les arts visuels, particulièrement la peinture.

Mon père a financé mes premières études à condition de devoir travailler dans l’entreprise familiale. Au cours de ces premières années, j’expérimente et j’expose mes œuvres dans différentes salles et galeries.

Tout va bien jusqu’à la mort subite de mon père quand j’avais 21 ans.

Sans même avoir le temps d’y penser, je deviens le chef de l’entreprise familiale.

Cet évènement marquera profondément ma manière de comprendre l’art, le monde et moi-même.

J’ai travaillé comme directeur de l’entreprise familiale, en la dirigeant toujours à partir de mon grand tempérament créatif.

Sous ma gestion, l’entreprise a obtenu dix ans de succès dans différents domaines (électronique, industriel, sports et mode). Pendant cette période, j’ai compris que ma passion pour la peinture me rend faible devant mes collègues chefs d’entreprise et j’ai décidé de la cacher.

Quand j’ai eu le temps et suffisamment d’argent, j’ai décidé d’annexer un grand atelier à mon entreprise, sous le plus grand secret.

Au centre de mon entreprise, à côté de mon bureau, il y a une porte directe vers l’atelier, où j’expérimente avec des matériaux et des techniques différentes (peinture, photographie, vidéo, céramique, etc.) sans avoir besoin de montrer aucune de mes œuvres.

Cet espace est appelé par mes employés « le mur ». Personne ne sait ce qu’il y a derrière, même pas mes plus proches collaborateurs ; je ne le partage qu’avec ma famille la plus directe.

Néanmoins, cette façon de travailler, sans avoir la nécessité de vendre mes œuvres, sans limite de ressources, cachée au public et en compatibilisant l’activité dans l’entreprise, tout cela représente une usure personnelle incroyablement importante.

Après avoir mené une double vie pendant vingt ans, j’ai décidé en 2016 de vendre mes entreprises et de me consacrer exclusivement à la création artistique.

Je déménage dans un atelier plus modeste et je commence à préparer des œuvres pour les montrer au monde. Je décide que cela ne sera plus un secret. »

 

Du 22 au 31 octobre

Studio Galerie B&B

6 bis, rue des Récollets, 75010 Paris

01 40 38 08 88

Du mardi au vendredi de 15h à 20h

Samedi de 10h à 20h

Dimanche de 10h à 18h

 


A consortium of:

Generalitat de CatalunyaGovern Illes BalearsAjuntament de Barcelona