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Le duo Azkona-Toloza met en scène au Théâtre de la Ville de Paris le néocolonialisme des grandes enseignes

Paris,  14/05/2019

La nouvelle édition du festival Chantiers d’Europe, qui vise à la réflexion autour des frontières et de l’alliance entre générations et artistes accueille l’impeccable et implacable critique du capitalisme financier que la compagnie barcelonaise Azkona-Toloza amène sur les planches avec son spectacle Tierras del Sud.




Chantiers d’Europe

Depuis 2010, le Théâtre de la Ville et son directeur, Emmanuel Demarcy-Mota, déploient une large programmation née du désir de mettre en œuvre une Europe des artistes, un lieu de parole. Travailler les mémoires communes pour imaginer des avenirs collectifs meilleurs. La nouvelle et 10e édition cherche à repousser les dogmes et les frontières, allier les générations, faire résonner les langues et les pensées.

 

Les artistes

Spécialisé dans la création audiovisuelle destinée aux arts vivants, le Chilien Txalo Toloza-Fernández est connu pour ses dispositifs scéniques qui sont à la fois immersifs et documentaires. Depuis 2013, il s’est associé à Laida Azkona Goñi, danseuse et chorégraphe formée à la Rambert School (Londres), au SEAD (Salzbourg) et au studio Trisha Brown Company (New York). Ensemble, ils explorent les relations entre le néocolonialisme, la culture contemporaine et la barbarie.

 

Tierras del Sud

Quel est le lien entre Luciano Benetton et la famille Curiñanco-Nahuelquir ? C’est le combat qui oppose depuis des années les indiens Mapuches à l’empire Benetton, qui veut saisir leurs terres ancestrales en cette lointaine Patagonie. Le plateau vide devient peu à peu cette terre de Patagonie. Les chaînes de montagnes, les déserts, les forêts et les villes imaginaires se dessinent. Les deux interprètes retracent l’histoire de cette région d’Argentine avec, comme point d’orgue, le processus de récupération des terres ancestrales vendues aux puissances étrangères. Tierras del Sud, deuxième volet de la trilogie documentaire Pacífico, dénonce le développement de nouvelles formes de colonialisme et les atrocités qui en découlent pour mettre en lumière la résistance des Mapuches contre cette oppression. Chez les Mapuches, présents depuis des siècles, la propriété n’existe pas. L’homme appartient à la terre et non l’inverse.

 

Lundi 13 et mardi 14 mai à 19h

Théâtre de la Ville

2 Place du Châtelet, 75004 Paris

Billetterie en ligne ici


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