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Agenda du Centre d’études catalanes de la Sorbonne en mars

Paris,  31/03/2018

Le Centre d’études catalanes accueille en mars une rencontre avec l’écrivain Francesc Serés, directeur de la Résidence Faber d’arts, sciences et humanités ; l’exposition Chimies de l’éther de Berta Sesé ; la présentation de la vie et l’œuvre de l’écrivain Robert Robert i Casacuberta ; et une conférence sur la langue catalane par Francesc Bernat, professeur de l’Université de Barcelone.




Cycle La literatura catalana en tots els accents

Mardi 6 mars 2018 à 18h30

Rencontre avec l’écrivain Francesc Serés, auteur de la trilogie consacrée à la terre De fems i de marbres et du roman La pell de la frontera. Animée par les enseignants du Centre.

Ouvrages de Serés traduits en français :

- Contes russes (Jacqueline Chambon, 2012), traduction de Laurent Gallardo. Prix Ciutat de Barcelona 2009.

En amoureux de la littérature russe, Francesc Serés invente non seulement ces Contes russes mais aussi les auteurs qui auraient pu les écrire. Ce faisant, il se mesure avec humilité et humour à la Russie éternelle. Territoire mythique où la toundra infinie, la forêt impénétrable et les bulbes du Kremlin ont fait fantasmer des générations de lecteurs, et en regard duquel l'URSS ne fut qu'une épopée sanglante de plus. Territoire dont la démesure a sans doute donné naissance à la non moins mythique âme russe, irrationnelle et débridée, généreuse et cruelle. Mais si ces contes s'ancrent dans la littérature, ils parlent, sous couvert de fiction, de Russes bien réels, comme ce couple vieillissant qui décide d'aller finir ses jours dans la maison quittée deux ans plus tôt quand la centrale de Tchernobyl a explosé, ou cette descendante d'anciens aristocrates qui n'ignore pas que, si sa famille a réussi à conserver son prestige et même à prospérer à travers les guerres, la Révolution et le règne de Poutine, c'est grâce au sacrifice, à chaque génération, de la plus jolie de ses filles. 

- La Force de gravité (Fédérop, 2012), traduit par François-Michel Durazzo. Prix national de littérature 2006.

Des camionneurs, des ouvriers métallurgistes, un apiculteur, une guérisseuse, de jeunes coureurs cyclistes qui s’épuisent chaque dimanche à gagner une course, un garde forestier solitaire, un jeune drogué qui se meurt, un médecin d’un village de montagne…, tels sont quelques-uns des personnages, parmi d’autres, qui apparaissent dans les dix-sept nouvelles de La Force de gravité, toutes situées dans la Catalogne des trente dernières années : la Catalogne de l’intérieur, dévastée par les incendies de forêt, celle de la Costa Brava, où les pêcheurs ne pêchent plus et qui, pour survivre, n’ont d’autre moyen que de vendre aux touristes étrangers des souvenirs dérisoires fabriqués pour la plupart en Chine ; ou celle encore de Barcelone, ville grouillante de monde, avec son port immense, labyrinthe de quais où les hommes semblent bien peu de chose, écrasés par la présence des grues, des conteneurs et des chariots élévateurs. Pour chacun des personnages de Francesc Serés, la vie n’est rien d’autre qu’efforts incessants pour s’opposer à la force de gravité…


 

Berta Sesé – Chimies de l’éther

Exposition du 8 mars au 13 avril 2018

Commissaire : Eliseu Trenc

La peinture de Berta Sesé nous invite à la contemplation et à la méditation de par ses couleurs intenses et libres, son concept de fond et sa recherche d’un état d’équilibre contemplatif. L’harmonie visuelle propose chez celui qui l’observe un espace de calme et de paix, telle une force d’attraction du cœur de la toile vers notre psyché intérieure.

La série « Chimies de l’éther » est une interprétation plastique de la danse vibratoire des éléments chimiques en harmonie avec les forces cosmiques à la limite de notre perception, tel un jeu de lumières et couleurs éthérées.

Vernissage

Jeudi 8 mars à 18h30

Entrée sur invitation – Cocktail

Réservation obligatoire : secretariat.etudes-catalanes@listes.paris-sorbonne.fr


 

Présentation de l’ouvrage de Julien Lanes Marsall: L’ambassadeur de la République des Lettres. Vie et œuvre de Robert Robert i Casacuberta (1827-1873). Éditions hispaniques, 2017.

Lundi 19 mars 2018 à 18h30

Né à Barcelone en 1827, Robert Robert forgea ses idéaux républicains tout au long des années 1840, dans le contexte conflictuel des bullangues et des bombes d’Espartero, sans doute aux côtés de Francesc Pi i Margall, de Narcís Monturiol, d’Antoni Altadill ou encore de Ceferí Tresserra. Puis, il posa un pied dans l’arène journalistique, avant de se décider, en 1851, à partir pour Madrid. Là, il intégra les files militantes du jeune « Partido Demócrata », rejoignit les rangs de la presse démocratique et se rapprocha des écoles ouvrières d’Antoni Ignasi Cervera. Il combattit sur les barricades durant les journées révolutionnaires de Juillet 1854. Après une incarcération au Saladero pour une satire politique antimonarchiste, il fut reconnu, sous le quinquennat de O’Donnell, comme le brillant chroniqueur parlementaire de l’organe officiel de la démocratie espagnole, La Discusión.

De retour à Barcelone à la fin de l’année 1864, Robert — qui peut être considéré comme le traducteur par excellence de la pensée économique libérale de Frédéric Bastiat — tenta, par un folleto adressé à son parti en 1865, de panser les plaies de la démocratie espagnole, déchirée entre individualistes castélariens et socialistes pimargalliens.

Il travailla durablement pour la « Llibreria Espanyola » — la plateforme éditoriale philorépublicaine d’Innocenci López Bernagosi — et publia, en catalan, de fameux articles de mœurs qui connurent une fortune certaine et inspirèrent ensuite Emili Vilanova. Il fut aussi Secrétaire des Jeux Floraux en 1866.

Conspirateur lors des insurrections catalanes de l’été 1867, puis élu à la Mairie révolutionnaire de Barcelone au lendemain de la Révolution de Septembre 1868, il exerça les responsabilités de vice-président du « Centre Republicà Federal », présenta ensuite sa candidature aux Cortès, en qualité de représentant de la ville de Manresa, et regagna finalement la capitale espagnole au début de l’année 1869.

Militant, bienveillant plus qu’intransigeant, du « Partido Republicano Democrático Federal », député lors de différentes législatures jusqu’à sa mort à Madrid en 1873, il s’érigea, avant tout, en vif défenseur du droit d’association et fut l’un des participants, avec Francesc Sunyer i Capdevila, à la sulfureuse « Sesión de las Blasfemias » d’avril 1869, où l’on débattit la question religieuse.

Parallèlement à sa charge de député, il poursuivit jusqu’au bout, depuis la plateforme éditoriale de J. E. Morete, et depuis la presse satirique ou d’information, un remarquable travail de diffusion au service des idées républicaines. Producteur culturel populaire célébré par les gens de son temps, écrivain public et journaliste satirico-politique, il s’avéra être un habile propagandiste dont les œuvres se caractérisèrent par l’atticisme et la tonalité mordante, incisive et ironique.

Dans El passat imperfecte , Josep Pla écrivait : « S’hauria de construir un Robert complet ». Tel est l’objectif de ce travail…

Julien Lanes est maître de conférences de l’Université Paris-Sorbonne, spécialisé dans la presse satirique républicaine espagnole et catalane du XIXe siècle.


 

Séminaire d’études catalanes - EC (CRIMIC EA2561) dirigé par Mònica Güell

Lundi 26 mars 2018 à 18h  ATTENTION: REPPORTÉ AU 17 MAI

Conférence de Francesc Bernat (Universitat de Barcelona)

« La història moderna i contemporània de la llengua catalana: una evolució paradoxal »

 

Centre d’Études Catalanes

9, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie

75004 Paris

Tel: 01 42 77 65 69

En partenariat avec l’Institut Ramon Llull

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